Jeunesse et environnement : Elle s’en fout ?

Voilà une bonne idée pour ceux qui chercheraient à s’investir pour un changement de société. Urgente, même… Créer une association qui tournerait, avec des scientifiques, des écolos, des créateurs d’alternatives dans les collèges et les lycées pour informer les futurs adultes de demain. Cela existe déjà me direz-vous. Apparemment,  pas suffisamment :

La vision du jeune avachi dans son canapé qui se moque de tout est très clichée. Malheureusement, elle est partagée par de nombreux aînés ! Une enquête de 2012(1) nous apprenait que les Français considéraient les plus jeunes d’entre nous comme égoïstes (63%), paresseux (53%), intolérants (53%) et pas assez engagés politiquement (64%).

Est-ce la même chose concernant l’environnement ? Les jeunes se sentent-ils investis dans la question environnementale ?

Jeunes de moins de 30 ans : entre lucidité et pessimisme

La génération Y se transforme-t-elle en génération « No Future » ? Selon une enquête menée par l’Ademe et l’institut Ipsos sur les jeunes (Français, Allemands, Nord-américains et Chinois) et l’environnement(2) les moins de 30 ans se révèlent très pessimistes.

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Ainsi, moins d’un jeune sur deux (42%) dit être confiant sur l’état de la planète dans les dix ans à venir. Chez les plus pessimistes, on retrouve… les jeunes Français !

Ils sont seulement 17% à se déclarer confiants quant à l’avenir de la planète. Les jeunes Chinois sont les plus optimistes avec une relative confiance sur l’état futur de la planète chez 62% d’entre eux.

Les jeunes se montrent donc particulièrement pessimistes sur l’avenir de la planète, alors qu’ils sont eux-mêmes l’avenir de la planète…

lever-soleil-planeteContrairement aux idées reçues, seuls 31% des jeunes en France ont une idée précise de ce que signifie le développement durable. Cela signifie que les grandes transformations en cours et à venir sont de grandes inconnues pour ces jeunes : crise des ressources énergétiques, avancée à grands pas de la société numérique, nouveaux modèles économiques… sont autant de défis auxquels une génération semblant peu préparée va pourtant devoir faire face.

Associations, politique… une génération qui ne s’engage plus

Les jeunes se désintéressent de la politique. Seulement 26% des jeunes interrogés disent avoir du « respect » pour les hommes politiques. C’est une tendance très largement répandue dans les pays occidentaux. Notons qu’en Chine, ils sont 44%, ce qui reste tout de même bien en dessous de la moyenne.

bulletins-votes-biodegradablesCette désaffection pour la politique s’est particulièrement bien ressentie chez nous ces derniers jours. Le taux d’abstention aux municipales a en effet atteint des records, tout le monde en a conscience. Les jeunes n’échappent pas à la règle. Et même, on note une plus forte tendance à l’abstentionnisme chez les 18 – 24 ans : au premier tour, avec un taux d’abstention de 57 %, ils dépassaient de 20 points le taux déjà très élevé de leurs aînés (36,5 % d’abstention pour l’ensemble de la population). Mais ce n’est ni plus ni moins qu’un score habituel. Aux municipales de 2008, moins d’1 jeune sur 2 s’était déplacé jusqu’aux urnes.

Mais au-delà du vote politique, on remarque que les jeunes se détournent de l’engagement collectif de type associatif ou syndical.

etoile, Seuls 19% des jeunes Français font partie d’une asso ! Ils sont plus nombreux en Allemagne (33%) et aux Etats-Unis (42%)

petition-animauxParmi ceux qui s’engagent figurent les jeunes qui ont signé une pétition au cours de l’année venant de s’écouler (26%), ceux qui sont venus en aide à des personnes en difficulté (25%) et ceux qui ont effectué des dons auprès d’associations humanitaires (16%)

La forme traditionnelle d’engagement ne séduit pas les jeunes de moins de 30 ans. En revanche, la génération Y pratique la consommation collaborative et affectionne le «co».

De la génération Y à la génération Réseau

Si les moins de 30 ans boudent les canaux traditionnels de l’engagement – la vie associative par exemple – cela ne les empêche pas de s’impliquer par ailleurs.

point-exclamatiion, Les jeunes sont en effet davantage attirés par les pratiques de consommation collaborative. Ainsi, ils aiment le contact de particulier à particulier et échangent, vendent du matériel d’occasion, empruntent, louent etc.

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Car c’est l’une des particularité de cette génération : les jeunes de moins de 30 ans mettent en haut du panier les relations sociales que l’on peut expliquer par 2 phénomènes principaux :

  • la prépondérance des réseaux sociaux qui n’est plus à démontrer
  • le manque de confiance auprès des autorités, comme évoqué plus haut

Les jeunes préfèrent donc s’en remettre à leurs pairs et privilégient ainsi toutes les formes de consommation collaborative, achats d’occasion en tête.
Voilà un geste concret et important pour l’environnement !

Mais même si ce type de pratiques (location, achat d’occasion, covoiturage, etc.) profite à la planète, ce n’est pas là la 1ère motivation chez les jeunes. En effet chez eux, les motivations des écogestes sont d’abord liées à un principe d’économie ou d’habitude avant toute considération éthique.

Cela revient au même pourriez-vous penser ?
Pas vraiment car la prise de conscience sur l’impact que nous avons sur la planète est primordiale. Or, moins d’1 jeune sur 3 en France a une idée précise de ce qu’est le développement durable. Il reste donc beaucoup de travail de sensibilisation pour que la génération de demain prenne l’environnement plus au sérieux.

Annabelle pour : http://www.consoglobe.com/jeunes-et-l-environnement-cg

(1) Sondage Ipsos/Logica Business Consulting pour Le Monde réalisé par téléphone les 18 et 19 novembre 2012 sur un échantillon de 1 014 personnes, représentatif de la population de 15 ans et plus (méthode des quotas).

(2)Zoom sur les moins de 30 ans, La génération « réseaux » face aux nouveaux enjeux collectifs – mars 2014.

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A propos de jeunesse : L’état de Californie vient, à sont tour, après 19 autres États américains de légaliser le cannabis.Il se sont aperçu que c’était un commerce très rentable.. Mais sans jouer au vieux barbon ou à la vieille rétrograde, ça pose une réelle question de fond.

Je ne bois pas d’alcool, pourtant, je n’ai rien contre un verre de bon vin de temps en temps, ni contre un pétard dans une soirée entre amis, je suis adulte et j’assume. Mais faciliter l’accès au cannabis pour les jeunes, lorsque l’on sait parfaitement que ça rend totalement aboulique et j’m’en foutiste, que ça embrouille la tête et empêche, (contrairement à l’impression qu’on en a), de réfléchir sainement, ça pose un gros gros problème : 

La jeunesse c’est l’avenir de la Terre… Toutes ces drogues qui se répandent depuis les années 70 et qui touchent tous les pays et  tous les âges et particulièrement la jeunesse,  n’est-ce pas encore une façon sournoise de réduire les populations en esclavage et de les empêcher de s’en apercevoir et de réagir ?

 

 

 

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